Incognita Films présente
un film d'Anne Dauphine Julliand

« Tu crois qu’à quatre ans on meurt trop tôt ? Moi je crois qu’on meurt tous à la fin de sa vie.
De sa vie à soi. Et ça ne dure jamais le même temps pour tout le monde.
Mais c’est quand même la vie. Et moi j’aime la vie. »

Ces mots d’un petit garçon ont inspiré le sujet du film documentaire « Et les Mistrals gagnants ». Un documentaire qui raconte la vie, tout simplement.

Quelles que soient leurs origines, leurs cultures, leurs éducations, les enfants ont une vision de l’existence évidente, simple, dans laquelle cohabitent tout naturellement les rires et les larmes.

Anne Dauphine Julliand
Écrivain Réalisatrice

Anne Dauphine Julliand

Anne-Dauphine Julliand est née à Paris en 1973. Après son bac, elle poursuit des études de journaliste. Elle exerce dans la presse quotidienne puis dans la presse spécialisée.

En 2006, elle apprend que son deuxième enfant, Thaïs, alors âgée de deux ans, est atteinte d’une maladie génétique dégénérative incurable : une leucodystrophie métachromatique. Son espérance de vie est très courte.

En mars 2011, Anne-Dauphine Julliand publie « Deux petits pas sur le sable mouillé » dans lequel elle partage son expérience de vie autour de la maladie et de la mort de sa fille Thaïs. Le livre s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires en France. Il est traduit en 20 langues.

Charles

Charles

Les couloirs résonnent des rires de Charles et de son copain Jason. On se laisse guider par les sons enjoués pour les trouver. Mais à peine les a t-on aperçus, qu’ils détalent en riant de plus belle, nous défiant de les rattraper. Les deux compères connaissent chaque recoin de l’ESEAN, cet établissement de santé pour enfants et adolescents situé à Nantes. C’est là que Charles passe toute la semaine, sauf le week-end où il retourne chez lui retrouver ses parents et son grand frère. Cette prise en charge en milieu hospitalier est indispensable pour lui prodiguer ses soins. Des soins quotidiens, longs, éprouvants. Des soins pour apaiser les plaies qui couvrent son corps. Charles est atteint d’une maladie terrible, une épidermolyse bulleuse. « Ma peau est fragile comme des ailes de papillon », explique-t’il.
Charles connaît bien sa fragilité ; il est conscient de sa force aussi. Celle que l’on découvre en le voyant assidu derrière son bureau d’écolier, celle que l’on perçoit dans son incroyable faculté à s’adapter aux circonstances de la vie, celle que l’on reçoit dans toute les manifestations de sa joie de vivre. Cette force c’est celle d’un petit garçon de 9 ans qui connaît mieux que quiconque le sens du mot courage. Et qui sait le partager.
Charles a eu la chance de réaliser son rêve grâce au formidable travail de l’association Petits Princes, rêve que nous avons pu filmer avec beaucoup d’émotion et de plaisir.

Tugdual

Tugdual

Dans le regard de Tugdual, quelque chose intrigue et accroche. Quelque chose d’indéfinissable de prime abord, avant d’y regarder de plus près : il a un œil vert et l’autre marron. Des yeux vairons mais pas depuis sa naissance. Tugdual raconte qu’ils sont devenus comme cela à la suite de son opération pour retirer la tumeur qui logeait contre son aorte, quand il avait 3 ans.
« Une tumeur grosse comme ça » montre t’il en formant un rond impressionnant avec ses mains.
Tugdual vient de fêter joyeusement ses 8 ans. Un anniversaire particulier, avec plus de copains qu’il ne pouvait l’imaginer. Tous sont venus l’aider à souffler ses bougies et l’encourager à se battre. Se battre après la récidive l’année dernière, se battre aujourd’hui pour supporter une cure éprouvante mais qui pourrait limiter les risques de métastases. Se battre pour vivre. Tugdual y met toute son énergie, toute sa foi, toute sa force de vie. Parce que nous confie t-il en souriant : « quand j’ai une idée dans la tête, je ne l’ai pas dans les pieds. Je ne change pas d’avis ».
Dans la campagne du Gers, au cœur de cette nature authentique que Tugdual aime tant, il nous invite à découvrir son quotidien, ses peines, ses joies, en nous affirmant son regard étonnant plongé dans le nôtre, que « rien n’empêche d’être heureux ».

Imad

Imad

Il parle avec les mains et une pointe d’accent qui rappelle le chemin qu’il a parcouru. Du haut de ses 6 ans, Imad raconte son histoire avec des mots qu’un enfant de son âge ne connaît pas, normalement. Des mots que la vie lui a appris. Il parle d’insuffisance rénale sévère, de dialyse, d’espoir de greffe « même si c’est risqué ». Il se rappelle son bled en Algérie quitté à la hâte il y a deux ans pour être soigné en France, un pays qu’il ne connaissait pas, « et prendre l’avion » dit-il des étoiles dans les yeux. Ce baptême de l’air précipité, c’est peut être ce qui l’a le plus marqué. Un rêve d’enfant qui devient réalité. Car au-delà de sa maturité et de ses gestes de petit homme, Imad reste un petit garçon comme les autres. En le voyant jouer avec ses copains dans la cour de l’école, nul ne peut soupçonner les contraintes quotidiennes de sa maladie. Il émane de lui une énergie de vie. Une force qui nous émeut et nous émerveille. Et qui nous invite à le suivre. Imad veut profiter de la vie, aller en CP pour apprendre à lire et devenir pompier plus tard.
« Pleins de gens m’ont aidé. Alors moi aussi, quand je serai grand je veux aider les autres ».

Ambre

Ambre

Jamais elle ne quitte son petit sac à dos à l’effigie de la Fée Clochette. Jamais. Pas par coquetterie - et pourtant Dieu sait qu’Ambre est coquette ! –, mais parce qu’il lui est essentiel pour vivre ce petit sac rose qui abrite une pompe reliée à son cœur. Ambre a une maladie cardiaque sévère. « Je ne devrais pas faire de sport, mais j’en fais quand même, parce que j’aime la vie », confie-t-elle en souriant. Oui, Ambre aime la vie ! Et cet amour de la vie rayonne avec une force étonnante chez une fille de 9 ans. Elle sait donner à chaque instant une intensité.
Depuis sa naissance, elle connaît les chambres d’hôpital, qu’elle investit à chaque séjour avec une tonne de doudous et de poupées. « Comme à la maison ». Parce que c’est un peu sa maison, même si elle préfère le cadre réconfortant de sa vraie maison en Bourgogne, avec ses sœurs, surtout la plus grande, de deux ans son aînée, complice de chaque instant.
Elle aime aussi l’école, la musique, le théâtre et la Reine des Neiges bien sûr ! Quand elle interprète avec son sourire lumineux, ses gestes gracieux et sa voix pure « Libérée, délivrée », elle nous touche en plein cœur.

Camille

Camille

La passion de Camille s’affiche jusque sur les murs de la chambre qu’il partage avec son grand frère : le foot. Comme bon nombre de garçons de son âge. Il fait partie d’un club dans sa ville, en région parisienne, et ne manquerait pour rien au monde les entraînements avec son papa. Sur le terrain, il court, dribble, attaque, redouble d’efforts et repousse ses limites. Des limites imposées par sa maladie.
« Neuroblastome, c’est ça ma maladie, neuroblastome », explique-t’il. Une maladie qui ne lui laisse pas de répit depuis qu’il est tout petit.
Et si ses joues rebondies et son sourire innocent traduisent bien ses 5 ans et demi, son regard laisse deviner une maturité plus grande. Une maturité qui l’a conduit à vouloir partir tout seul en vacances au Portugal, chez ses grands-parents paternels. Sans ses parents, sans son frère ni sa sœur, pour voir s’il était capable. Avant que la maladie ne contrecarre ses projets. Mais Camille sait rebondir, s’adapter et continuer à sourire à la vie.
Inoubliable Camille !

Nos partenaires
Présents tout au long du projet

Fonds pour les soins palliatifs
Fondation Bettencourt Schueller
TF1 International
Arte

Si le projet Et les Mistrals Gagnants a pu voir le jour, c’est d’une part grâce à la vision artistique d’Anne Dauphine, à l’engagement volontaire d’Edouard de Vésinne et Denise Robert, au soutien de TF1 International, du Fonds pour les soins palliatifs et grâce au concours de partenaires associatifs.
Le Fonds pour les soins palliatifs soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller
est associé à la production et œuvre chaque jour au développement
de projets de soins palliatifs innovants.

Nous tenons également à remercier pour leur aide

Association Petits Princes

Les dons

Tous les bénéfices du film profiteront à une assocation qui oeuvre pour le bien des enfants. Nous désirons contribuer modestement à ce que le cinéma a toujours su faire : ouvrir les yeux et l'intelligence du cœur, sans complaisance, en osant montrer au public des images provoquant ses idées reçues et bousculant ses réflexes conditionnés (sur l’enfance, la maladie, la mort…) et faire bouger les lignes.

L'Équipe technique
du film Et Les Mistrals Gagnants

Isabelle Razavet après avoir été diplômée de la Fémis est devenue la directrice de la photographie de nombreux films et documentaires de Solveig Anspach. Elle a également collaboré à deux reprises avec Jean-Xavier de Lestrade, notamment pour le film « Un coupable idéal » qui a remporté l’Oscar du meilleur film documentaire en 2002.

Katell Djian a rejoint Anne-Dauphine sur le projet, par la suite.
Elle a travaillé en tant que chef opératrice, notamment sur les films « Être et Avoir », « La
Nostalgie de la Lumière » ou encore plus récemment « La Maison de la Radio ».

Laurent Brunet, directeur de la photographie de « Papa was not a Rolling Stone », « Séraphine » -césar de la meilleure photographie en 2009-, « Le Fils de l’Epicier » et le film documentaire « Le Blues de l’Orient », a également rejoint le projet.

Quentin Romanet a collaboré aux documentaires « Les Gants Blancs », « Trop loin, trop proche », « Wakasa » et à de nombreux courts-métrages dont « Le Sel de la Terre », « les Yeux du Renard » et « Trois Chats ».

Isabelle Razavet
Isabelle Razavet
Katell Dijan
Katell Dijan
Laurent Brunet
Laurent Brunet
Quentin Romanet
Quentin Romanet


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